jeudi, septembre 29

Lyon célèbre une icône du monde de la photographie: William KLEIN

Par Franck Karsenty

William KLEIN est un bourreau de travail qui se passionne très tôt pour la photographie du réel, s’immergeant en anonyme dans la société qui l’entoure pour en tirer le plus souvent des portraits reconnaissables entre mille. Né en 1928 à New York, il s’installe à Paris en 1948 où il réside encore aujourd’hui. Proche d’André Lhote et de Fernand Léger, c’est en 1954 que sa notoriété explose en devenant le photographe de Vogue. Presque 70 ans après, il fascine toujours autant.

De multiples traits de personnalités qu’il transcrit dans ses œuvres

La violence, la colère, la brutalité des rues de New York, d’un ring de boxe avec Mohamed Ali, d’un paysage urbain brut, métallique, déshumanisé avec ses poteaux électriques et son bitume toujours plus noir tranche avec ses gros plans sur des yeux d’enfants, des femmes qui rient, des hommes qui dansent. Il ne s’impose pas de limite mais il impose un style, le sien. Un noir et blanc souvent sombre, des lignes marquées, une esthétique quasi géométrique où l’émotion, le sentiment sont au centre de son travail.

Exposer Klein, c’est d’abord faire des choix artistiques

La galeriste Catherine Derioz et le photographe Jacques Damez ont eu un accès privilégié à l’ensemble des archives de William Klein dans son atelier parisien. Grâce à un travail de fourmi, ils ont pu récupérer des images connues mais surtout beaucoup d’inédites qui font tout l’intérêt de cette exposition.

À noter aussi toute la minutie apportée au travail d’accrochage des œuvres de l’artiste où l’on ressent une volonté forte de vouloir trancher avec les expositions habituelles du photographe. Il s’agit là d’une véritable mise en scène qui amènera le visiteur à explorer cette galerie d’images autrement qu’à l’accoutumée. Prise de risque assumée et qui va dans le sens de la volonté de Klein pour qui le montage de ses œuvres lui importe énormément; de cette façon, on admirera les photographies individuellement ou collectivement selon le regard que l’on veut apporter.

Exposition William KLEIN en 100 photographies

Galerie Le Réverbère, 38 rue Burdeau à Lyon (1er)

Disponible jusqu’au 30 juillet.

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