jeudi, septembre 29

La faute à Rousseau sur France 2: au-delà de la série, l’école de la philosophie

Suite des aventures de Benjamin Rousseau, un ancien punk devenu professeur de philosophie en lycée, dont les difficultés existentielles rejoignent celles de ses élèves. La deuxième saison de la série La Faute à Rousseau est diffusée depuis mercredi 18 mai sur France 2.

Un très bon départ!

Difficile le premier réveil de septembre, pour les jeunes comme pour leurs profs! Benjamin Rousseau commence cette deuxième saison comme la précédente: avec une panne d’oreiller le jour J. En arrivant au lycée, un scooter manque de le renverser et la passagère du bolide le gratifie d’un signe du doigt assez désobligeant. Il la retrouve quelques heures plus tard : Zoé est élève dans l’une des classes auxquelles Benjamin enseigne la philosophie. L’année commence mal pour la jeune fille, qui enchaîne soirées alcoolisées et bévues tandis que ses résultats scolaires sont en chute libre.

Pour cette deuxième saison, La Faute à Rousseau, remake de la série catalane Merli, reprend les recettes qui avaient fait le succès de la première, diffusée en 2021. Chaque épisode lie une situation à laquelle est confrontée un adolescent et une notion de philosophie : « Zoé et la liberté », « Léna et la nature » pour les deux premiers volets diffusés la semaine dernière.

Un sympathique éventail de personnages

Certes, dans le temps télévisuel, les problèmes se résolvent plus facilement et plus rapidement que dans la vraie vie. Cependant, les intrigues ont le mérite de mettre au jour les préoccupations de la jeunesse (la solitude, l’amitié, le genre, etc.). Les réflexions menées restent évidemment à la surface du raisonnement philosophique mais conservent le mérite d’amener le spectateur à se poser de saines questions.

Dans un paysage majoritairement dominé par les séries policières, La Faute à Rousseau, qui se démarque avec un registre original et plein d’humanité, constitue une charmante respiration. On s’attache à ce prof de philo (Charlie Dupont), look de vieux rocker et cœur sur la main, et le sympathique éventail de personnages qui l’entourent : sa mère Eva, soixante-huitarde libérée (Anny Duperey), son fils Théo (Louis Duneton), ses collègues, ses élèves. On espère une troisième saison!

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