jeudi, septembre 29

Jean-Jacques Bourdin licencié de BFMTV et de RMC

Le journaliste ne reviendra pas sur BFMTV et RMC après l’enquête ouverte pour agression sexuelle pourtant classée sans suite.

La direction d’Altice Média (BFMTV, RMC) a annoncé vendredi cesser toute collaboration avec son journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin, 73 ans, écarté de l’antenne depuis janvier après l’ouverture d’une enquête pour agression sexuelle classée depuis pour prescription.

« En raison des événements intervenus et portés à la connaissance de la direction au cours de l’année 2022 », celle-ci a « décidé de mettre un terme au contrat de travail de monsieur Jean-Jacques Bourdin et ainsi cesser toute collaboration », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Le groupe avait diligenté une enquête interne mi-janvier, après avoir appris « par voie de presse » que son journaliste était visé par une plainte pour « agression sexuelle ».

Dans la foulée, le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une enquête, en pleine campagne présidentielle, précipitant la suspension de l’antenne du journaliste, qui a « toujours fermement contesté » toute violence sexuelle. Environ un mois plus tard, sa consœur Fanny Agostini, ancienne présentatrice météo de BFMTV-RMC, avait révélé à Mediaprt être à l’origine de cette plainte déposée pour tentative d’agression sexuelle.

Sur sa page Tweeter, on peut lire :

21 ans de succès sur #RMC #BFMTV #RMCD. Nous nous séparons, je suis tellement heureux d’être libéré, je repars pour de nouvelles aventures et je n’oublierai jamais celles et ceux qui m’ont accompagné.. vive le journalisme libre et indépendant !!

— Jean-Jacques Bourdin (@JJBourdin_RMC) June 17, 2022

Deux plaintes

Selon elle, les faits se seraient produits en Corse en octobre 2013. Dans sa plainte, elle racontait que Jean-Jacques Bourdin lui avait « saisi le cou », avait « rapproché son visage » du sien et avait « essayé de (l’) embrasser à plusieurs reprises », sans y « parvenir », dans la piscine d’un hôtel de Calvi. Elle se serait « débattue » et serait parvenue à sortir de la piscine. Jean-Jacques Bourdin aurait alors dit : « J’obtiens toujours ce que je veux », « une menace de la part de quelqu’un qui avait un ascendant hiérarchique » d’après elle.

Mi-février, une seconde femme avait déposé une plainte pour agression sexuelle, harcèlement et exhibition sexuelle, accusant Jean-Jacques Bourdin de faits survenus à la fin des années 1980. L’enquête a été classée sans suite en avril pour cause de prescription des faits, le délai en la matière étant de six ans.

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