mardi, septembre 27

Flo Delavega: des Fréro Delavega à des concerts en pleine nature!

Après quatre ans d’absence médiatique pour vivre en autonomie dans les Landes, le chanteur revient avec un premier album solo et un festival réconciliant culture et nature.

De Bercy à des scènes écolo!

« Là, je suis assis sur la scène que j’ai construite avec du bois récupéré sur mon terrain. D’un côté, j’ai un pommier ; de l’autre, un prunier, des fraisiers et des framboisiers. Cette vision est tellement poétique que j’ai envie de la partager ! » C’est avec un bonheur non dissimulé que s’exprime Flo Delavega, qui vient de lancer la première édition de son festival Le monde des rêves afin de « relocaliser des initiatives culturelles dans des lieux où la nature est au premier plan ». Une scène atypique située à Sabres où, en octobre, La Casa del Arbol (« la maison des arbres », en occitan) a accueilli une centaine de fans venus assister au concert de lancement de ce projet culturel engagé et visionnaire.

Jusqu’en 2017, le duo Fréro Delavega, révélé par l’émission de TF1 The Voice, remplit les plus grandes salles et vend des millions de disques. Entre ses tournées, Florian visite de nombreux « écolieux ». « Quand j’ai découvert ces endroits et leur superbe capacité d’accueil, je me suis demandé si ce n’était pas ça, l’avenir. »

La réponse à ses angoisses liées à l’écologie

Trois jours après un concert à Bercy, il entame une formation d’agroécologie dans l’association du paysan-penseur Pierre Rabhi, Terre et Humanisme. La graine est plantée… Ce natif du bassin d’Arcachon décide de tout plaquer pour vivre en autonomie dans son airial landais. « J’ai rompu avec la capitale parce que cet environnement ne correspondait plus à ce que j’avais envie de vivre. Créer ce lieu autonome a été ma réponse. »

Cette intense anxiété le mène, avec sa compagne, la chanteuse argentine Natalia Doco, à se retirer en forêt pendant quatre ans. Un mode de vie extrême qui conforte son engagement, le réconcilie avec la musique. Et qui donne aussi naissance à l’album Forêveur, son premier opus en solo, ainsi qu’au Monde des rêves, un festival donné sur des petites scènes immergées dans la forêt ou des jardins en permaculture.

« Toutes les salles de spectacle traditionnelles sont concentrées dans les villes tandis que la plupart des festivals classiques fonctionnent avec des installations éphémères dont il ne reste rien à la fin. Moi, je veux qu’un lieu ne cesse de fleurir, devienne de plus en plus beau et cohérent grâce aux rencontres et aux spectacles qu’il accueille. Cette première édition n’est qu’une version réduite de ce que j’ai en tête ! » Car, pour le moment, la structure associative dépend surtout de ses bénévoles, des dons des fans et de bienfaiteurs comme Warner Music, sa maison de disques.

Son objectif ? L’équilibre

La crise sanitaire n’a fait que renforcer la conviction du chanteur face à la transition écologique. « Si les prédictions des climatologues sont justes, les villes vont devenir de plus en plus invivables », s’alarme-t-il.

Si, depuis le lancement de son album, il habite de nouveau à Paris une partie de l’année, il garde un objectif : « J’aimerais que l’on trouve un équilibre entre le bitume et la nature, ne serait-ce que pour absorber les futurs grands pics de chaleur et de pollution. Ce sont de grandes décisions politiques, mais c’est tout à fait envisageable… C’est aussi en participant à la création de lieux alternatifs, conçus dans le respect de l’environnement, que l’on inventera la suite. Ce serait génial d’y créer des écoles où l’on mêlerait culture, éducation et écologie. Pour moi, tout est lié ! »

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