jeudi, septembre 29

Father STU : Un air de déjà-vu?

Par Franck Karsenty

Basé sur une histoire vraie, le film nous entraîne dans la vie de Stuart Long (Mark Wahlberg), boxer amateur un peu paumé qui rêve de gloire mais qui voit sa carrière s’arrêter à cause de blessures qui l’empêchent de remonter sur le ring.

Cherchant la célébrité, il décide de déménager à Los Angeles pour démarrer une carrière d’acteur où il survit grâce à son job de boucher dans un petit supermarché. C’est là où il rencontre Carmen (Teresa Ruiz), professeur à l’église le dimanche.

Décidé à l’impressionner, Stuart commence à aller à la messe très régulièrement mais un grave accident de moto change complètement le sens de sa vie, ses objectifs et il souhaite désormais venir en aide aux autres afin de les aider à surmonter les plus terribles épreuves de leur vie.

Une histoire qui peut sembler banale alors que…

Doté d’un casting solide, Mark Wahlberg emmène avec lui Jacki Weaver et Mel Gibson qui jouent ses parents. Un père et une mère qui seront là pour leur fils sans jamais baisser les bras.

Comme l’accident de moto ne suffisait pas, Stuart va être atteint d’un trouble musculaire progressif, cette maladie neuromusculaire entraîne l’invalidité voire le décès prématuré causé par une atrophie progressive des muscles.

Mais ces épreuves de la vie ne vont que renforcer la conviction de Long de devenir prêtre et de faire de son vécu un exemple pour les autres.

Un film sans réel intérêt?

Clairement non! Pour deux raisons essentielles: tout d’abord, le jeu des acteurs qui ne jouent pas dans leur registre habituel et qui sont impressionnants par l’incarnation des personnages qu’ils portent de bout en bout. Wahlberg, qui est aussi producteur, et Gibson nous montrent qu’ils ne sont pas là que pour des films d’action de bas étage.

Et, comme c’est souvent le cas avec des histoires vraies, on est pris par l’ampleur des actions du Père Stu, de son aura, de son altruisme mais aussi de voir comment l’homme change. Même si des traits de caractère vont perdurer, comme son franc-parler, on assiste à la transformation d’un individu très superficiel en être d’une grande profondeur où l’on ne distinguera plus que sa grandeur d’âme.

Father Stu avec Mark Whalberg, Jacki Weaver, Mel Gibson, Teresa Ruiz, réalisé et écrit par Rosalind Ross.

Sorti en salle le 13 avril 2022

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