jeudi, septembre 29

Écho sur M6: dans l’ascenseur à remonter le temps avec Claire Keim, Marc Riso et Émilie Dequenne

Dans ce thriller fantastique en quatre épisodes, prévu sur M6 la saison prochaine, l’étroite cabine, reconstituée de toutes pièces, renvoie les personnages un an plus tôt. Reportage à l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Vous pouvez appuyer sur autant de boutons que vous le souhaitez, il n’y a aucune chance que la cabine ne bouge. L’équipe décoration de la série « Écho », prévue sur M6 la saison prochaine, ne s’est pas contentée de repeindre les murs de cette aile désaffectée de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Elle a fabriqué deux ascenseurs dont chaque paroi est démontable. Pratique pour loger une caméra et filmer Claire Keim, Marc Riso et Émilie Dequenne, à l’affiche d’un thriller fantastique en quatre épisodes.

Quand les portes se referment sur eux, il est presque minuit, le soir du 31 décembre. Ils ont le visage défait de ceux qui viennent de découvrir un cadavre. Quand elles rouvrent, après une courte coupure d’électricité et un bug de réseau téléphonique, les trois personnages découvrent, stupéfaits, qu’ils sont revenus un an en arrière.

«Quand on a visité, il a fallu imaginer», sourit Paul Schmitt, directeur artistique chez Merlin productions, qui nous guide dans le labyrinthe de couloirs de cette partie du centre hospitalier. Sur les murs, la peinture a vieilli, la toile de verre est éraflée à de nombreux endroits. Des luminaires manquent au plafond, dont le coffrage est parfois éventré. Ça fait longtemps que les vraies unités médicales ont quitté les lieux. Pour le tournage, qui s’achève ce lundi, une partie de l’étage a été remise à neuf. Initialement, les équipes auraient aimé rester dans le sud de la France – où se déroule l’histoire. Mais « c’est compliqué de trouver un centre hospitalier qui se prête au jeu par temps de Covid », reconnaît la production, qui a donc rapatrié le plateau en Île-de-France.

«Un univers clos, assez oppressant»

Ce matin-là, les comédiens jouent l’une des premières scènes de la série. Persuadé qu’il est victime d’un complot à la suite de deux erreurs médicales, le chirurgien star de l’hôpital, joué par Éric Caravaca, est retrouvé mort. C’est Anna (Claire Keim), son ex-femme, qui vit une passion torride avec un jeune chirurgien (Marc Ruchmann), et Cédric (Marc Riso), ambulancier et ancien meilleur ami de la victime, qui découvrent le corps. L’enquête est confiée au lieutenant Juliette Kharoub (Émilie Dequenne). Tous les trois se retrouvent coincés dans un ascenseur… qui les ramène une année en arrière.

Si les acteurs sont un peu à l’étroit dans la petite cabine, les techniciens, eux, sont à leur aise. «On peut être à la place des murs, détaille Olivier Barma, le réalisateur. À part les manipulations qui consistent à enlever et reposer les parois, ce qui est parfois un peu long, c’est plutôt un avantage. Les comédiens sont dans cet univers clos, assez oppressant, mais nous, on a la place de travailler.»

Quand Émilie Dequenne appuie sur le bouton d’appel, des accessoiristes manipulent les portes pour qu’elles s’ouvrent. Sur le retour écran, installé chambre 509, entre les compresses stériles et les flacons de laboratoire, on n’y voit que du feu. De l’autre côté des murs, tout un enchevêtrement de câbles et de branchements électriques est relié aux faux boutons, qui s’allument comme des vrais.

«Il fait vraiment flipper cet hôpital»

« C’est un pas de plus vers la fiction 2.0 », estime Claire Keim, séduite par le scénario. « Je l’ai lu par acquit de conscience car je n’avais pas du tout envie de repartir sur une série », reconnaît la comédienne, qui sera aussi l’héroïne de « Vise le cœur », sur TF 1 à la rentrée. « J’ai été assez surprise. C’est audacieux, ça ressemble un peu aux séries anglo-saxonnes que j’adore », poursuit celle qui avait également très envie de rencontrer Émilie Dequenne. L’ambiance joyeuse qui règne dans l’équipe compense un tournage intense et fatiguant dans un décor un peu glauque. « Il fait vraiment flipper cet hôpital, on a envie de faire des films d’horreur ! » lance Claire Keim en imitant le grincement du tricycle de «Shining».

Au-delà du thriller, «Écho» — qui devrait être rebaptisé d’ici sa diffusion, Marvel ayant annoncé une série portant le même nom pour 2023 — promet d’être aussi une comédie romantique. En effet, en remontant le temps, trois couples voient le cours de leur histoire modifié. En filigrane, une question : «peut-on mieux réussir sa vie quand on l’a déjà vécue?»

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