mardi, septembre 27

Coup de cœur pour un documentaire qui décèle l’intimité de l’icône du pop art!

Cette semaine Netflix a programmé un documentaire de six épisodes à ne surtout pas rater, Le Journal d’Andy Warhol. Doublement remarquable car plus encore que revenir sur l’art de Drella (l’un des surnoms de l’artiste du pop art), cette série du producteur Ryan Murphy (American Crime Story, The Politician…) parcourt son intimité. Un sujet peu abordé jusque-là. Il donne la parole aux proches de Warhol, comme Bob Colacello et Jerry Hall et de l’acteur Rob Lowe et du réalisateur John Waters. Murphy s’est plongé dans la pléthorique documentation issue des réserves du musée Warhol de Pittsburgh. L’institution par le passé souvent si frileuse, a manifestement ouvert grand ses archives.

Sa vie quotidienne, une véritable richesse.

Andy Warhol collectionnait beaucoup : des tickets de cinéma, manuscrits, menus…, qu’il plaçait consciencieusement dans des « times capsules ». De plus, il passait son temps à prendre des photos et des vidéos. Comme colonne vertébrale, la série reflète ses journaux intimes ; ils sont lus à la première personne dictée par téléphone à Pat Hackett de 1976 jusqu’à la mort de Warhol en 1987.

 © Andy Warhol Foundation/Netflix

Une obsession du glamour et de la notoriété.  

Entre sa vie nocturne et sa passion créatrice, ce Journal d’Andy Warhol parle de son époque, celle du New-York underground des années 1970 et 1980 et de ses relations avec Jed Johnson, Jon Gould et Jean-Michel Basquiat. Un peu à la manière d’un vampire, il se nourrissait de l’énergie de cette jeunesse. Il ne s’en cachait jamais ! Il se disait fier du personnage qu’il s’était créé. Omniprésent dans les médias, lui qui prophétisait le fameux quart d’heure de célébrité, et la société de la mise en scène de soi.

THE ANDY WARHOL DIARIES

d’Andrew Rossi

Actuellement sur Netflix

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