jeudi, septembre 29

Auteure de «Comment tuer son mari», elle est jugée pour le meurtre du sien!

Par François Dumant

Nancy Crampton-Brophy est une auteure avec son petit succès dans l’Oregon, aux États-Unis. Elle a notamment écrit The Wrong Lover, le mauvais amant en français et The Wrong Husband, le mauvais mari.

Son plus gros succès qui va l’inspirer plus que de raison…

En 2011, elle publie son plus gros succès : Comment assassiner votre mari. Un titre fort et provocateur où, à l’intérieur, on peut notamment lire: «il est plus facile de souhaiter la mort des gens que de les tuer réellement. Mais ce que je sais du meurtre, c’est que chacun d’entre nous en est capable lorsqu’on le pousse à bout».

Spécialiste des romans à l’eau de rose, elle est aujourd’hui détenue dans l’Oregon pour le meurtre de son mari . Cette écrivaine peu connue du grand public et dont les dettes s’accumulaient au sein du couple, a été arrêtée en septembre 2018, accusée d’avoir tué son mari. D’après le «Daily Beast » qui cite de nouvelles informations de la police, elle a assassiné son époux afin de toucher l’argent de l’assurance vie, soit 1,5 million de dollars.

Un crime prémédité pour un mobile classique?

«Elle a préparé et organisé ce qu’elle pensait être le crime parfait. Un meurtre dont elle pensait qu’il allait lui permettre de sortir de son désespoir financier et débuter une vie d’aventures et sûre», a déclaré le procureur du comté de Multnomah.

Sur son blog, elle avait écrit un article intitulé : «Comment tuer son mari» . Elle y donnait des conseils sur la meilleure façon de tuer son mari dans une fiction. Elle y dévoilait une liste détaillée de motifs possibles : «Des problèmes financiers, une infidélité, il est tombé amoureux de quelqu’un d’autre, il abuse de vous, ou bien encore, c’est votre métier».«En tant qu’auteure de nouvelles romantiques à suspense, je prends beaucoup de temps pour réfléchir à un meurtre, à ses conséquences, aux procédures policières. Après tout, si le meurtre est censé me libérer, je ne veux certainement pas passer de temps en prison. Et permettez-moi de le dire clairement, je n’aime pas les combinaisons et le orange n’est pas ma couleur», pouvait-on lire.

«Dan Brophy, le mari de l’accusée, se contentait de sa vie simple, mais Nancy Brophy voulait plus. Alors qu’elle était en grande difficulté financière et que sa carrière d’écrivain allait mal, elle ne disposait plus que de peu d’options», a fait savoir le procureur.

Les avocats de l’accusée de 69 ans ont par ailleurs déposé une demande de libération sous caution mardi dernier, jusqu’à son procès, en raison d’un risque élevé de contracter le coronavirus en prison. Le juge a refusé cette demande.

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